Salut tout le monde,

Nous voilà de retour en terre natale, après un bon mais long voyage en avion. On a d’ailleurs failli louper notre correspondance à Casa car le vol n’était pas affiché alors que l’embarquement avait déjà commencé! D’ailleurs, on est parti en retard car il manquait un passager. Normal, quand on ne sait pas où part le vol qu’on doit prendre…

Allez, voici quelques photos bien méritées :

une jolie 4L rencontrée le long de la côte marocaine. Dédicace à Andrew !

une jolie 4L rencontrée le long de la côte marocaine. Dédicace à Andrew !

en route pour le Bénin depuis le Niger, Bk achète le petit-déjeuner

en route pour le Bénin depuis le Niger, Bk achète le petit-déjeuner

la bagnole après notre accident à Ouaga

la bagnole après notre accident à Ouaga

non loin de Lomé, Bk carresse un petit chevreau. Désolé pour le contre-jour !

non loin de Lomé, Bk carresse un petit chevreau. Désolé pour le contre-jour !

le travail de carrosserie en cours sur la Laguna, à Nouakchott (après l'accrochage subi dans le no man's land). Très bon travail réalisé par une équipe de Sénégalais.

le travail de carrosserie en cours sur la Laguna, à Nouakchott (après l'accrochage subi dans le no man's land). Très bon travail réalisé par une équipe de Sénégalais.

la route vers Gaya (frontière Niger-Bénin), complètement défoncée ! Seulement 400km réalisés sur toute une journée !

la route vers Gaya (frontière Niger-Bénin), complètement défoncée ! Seulement 400km réalisés sur toute une journée !

avec Mahamadou Saïdou, responsable de Tarbiyya Tatali au Niger

avec Mahamadou Saïdou, responsable de Tarbiyya Tatali au Niger

… chose due. D’accord, mais hier soir il y avait une coupure de la connexion à Internet au niveau de tout Togo Telecom, donc on n’a pas pu vous uploader les photos, et ce matin on a passé une demi-heure à essayer d’en envoyer sans succès avec la connexion pourrie qu’on a ici, donc ce sera peut-être pour demain, peut-être pour plus tard, c’est-à-dire à notre retour en France jeudi ! Les photos, c’est un luxe vu les connexions disponibles au Togo. Donc voilà !

Salut à tous,

Nous sommes arrivés à Lomé depuis vendredi soir. Adrien nous y attendait, il était arrivé la veille. La première chose que j’ai faite en arrivant au pays, c’est un bon palu, donc j’ai passé le week-end sous doliprane + vitamine C, en plus du traitement. Aujourd’hui ça va à peu près, on va aller manger avec un ami ce midi.

La route depuis le Niger a été assez épouvantable, on a fait seulement 400km en une journée en partant dès 7h du mat. On vous doit pas mal de photos, c’est sûr, on va en mettre un bon lot ce soir, promis.

Hello les amis,

Juste quelques mots pour vous dire que nous sommes bien arrivés à Niamey, hier soir. La route fut presque sans encombres, si ce n’est une petite crevaison bien vite réparée grâce aux doigts de fée d’un vulcanisateur du village voisin!
Qui plus est, les douaniers burkinabés et nigériens ont été très gentils avec nous et nous avons rempli toutes les formalités rapidement et sans rien payer!
A Niamey, nous avons retrouvé un ami de Jean-Baka qui nous a menés jusqu’à un petit havre de paix : la maison de l’amitié.
Aujourd’hui, journée tranquille, sous le gris du ciel. La pluie ne cesse de tomber et nous apprécions la fraîcheur ambiante.
Bref, tout va bien. Nous sommes heureux et pensons beaucoup à vous tous.
Plus de nouvelles et de photos dès que possible.

Salut à tous !

Bérengère et moi sommes maintenant deux à continuer jusque Lomé, via Bamako et Ouaga, où nous nous trouvons en ce moment. Si nous n’avons pas donné de nos nouvelles depuis un moment c’est qu’on n’en a pas eu le temps, vu les nombreuses galères qui se sont succédé depuis le début de la semaine. Petit récapitulatif.

A Bamako, nous avons retrouvé Adrien, et laissé Julien et Lucas qui avaient décidé de tenter leur chance là-bas pour la vente de leur véhicule. Nous nous sommes bien reposés à l’auberge Djamila, tenue par deux suisses. A l’intérieur ça allait, mais dès le portail d’entrée traversé nous étions systématiquement harcelés (gentiment) par des gens voulant nous acheter ou nous vendre des trucs : la voiture ou son contenu, tout s’achète, se vend ou se troque au Mali. Résultat des courses, nous avons pu vendre deux ou trois babioles là-bas, et même des outils qu’on pouvait regretter d’avoir vendu par la suite. Bref,
lundi nous nous sommes mis en route pour Djenné avec Adrien. A trois
dans la Laguna, un peu ralenti par les premières pluies que nous
rencontrions depuis des milliers de kilomètres, nous avons tout de même
réussi à atteindre Djenné en début de nuit. Ville trop touristique, où
il y a semble-t-il plus de guides et de pseudo-guides que de touristes.

C’est assez fatigant, on ne peut aller nulle part sans avoir quelqu’un
sur nos talons, nous proposant ou – en fin de compte – nous imposant
ses services. Avons passé la nuit là-bas, à la belle étoile sous une
moustiquaire en terrasse. Le jour suivant notre arrivée, donc, petite
visite express de la ville, et départ pour Mopti sans Adrien qui avait
rencontré un groupe de touristes avec lequel il partait le lendemain à
la découverte du pays Dogon. C’est un circuit qui lui tenait à coeur et
que nous aurions bien fait avec lui, mais notre timing serré pour la
fin du voyage ne nous permettait pas de rester trop longtemps au Mali.

Mardi après-midi, voyage de Djenné à Mopti, une autre ville super
touristique mais dans laquelle on avait un contact chez qui on allait
passer la nuit avant de faire la route de Ouaga mercredi : Sory est un
guide très sympa qui travaille pour une agence ayant pignon sur rue. On
a dormi chez lui en terrasse encore, une nuit agréable après la pluie
(qui nous a d’ailleurs fait manquer le coucher de soleil, caché derière
un ciel nuageux : à Mopti la pluie calme le vent de poussière qui est
presque omniprésent). Au réveil, catastrophe : Bk aperçoit en premier notre voiture garée dans la ruelle, la vitre avant droite complètement fracturée. Le vol a surpris tous les habitants du quartier, pas habitués à ce genre de choses alors même que plein de minibus de touristes se garent sans problème dans le coin. Après quelques investigations menées avec l’aide des voisins et les encouragements des nombreux enfants du quartier, nous avons retrouvé quelques-uns des trucs qui avaient été volés, puis jetés dans les bas-fonds avant d’être récupérés par un charretier : un vidéoprojecteur destiné à l’association nigérienne Tarbiyya Tatali, des fringues de Bérengère et de moi et deux trois babioles. Manquaient toujours à l’appel nos

trousses de toilette et des affaires personnelles de Bérengère

(heureusement sans ses papiers !) au moment où nous quittions Mopti

hier vers 10h, pour espérer arriver à Ouaga avant la nuit.

Nous avons déjà été chanceux de récupérer ces quelques affaires, et de ne pas être tombés sur des voleurs professionnels : la boîte à gant n’avait même pas été visitée, le GPS, la radio, la CB et le matériel informatique n’avaient pas été volés, de même que mon appareil photo et mon netbook ! L’affaire aurait pu être bien plus grave…

Après le plus long passage de piste que nous ayons connu jusqu’ici (plus de cent kilomètres entre Bandiagara au Mali et Ouahigouya au Burkina), nous sommes arrivés passablement épuisés au Burkina hier soir. Heureusement, les flics burkinabés sont plutôt sympas, nous n’avons pas eu à subir de tracasseries durant le voyage.

Aujourd’hui, après avoir fait avec succès les démarches pour l’obtention du visa de l’entente pour Bérengère, nouvelle tuile alors que nous cherchions à trouver une vitre pour la Laguna : au sortir d’un stationnement, j’ai eu un accident avec une des nombreuses mobylettes qui circulent ici. La chose n’est pas trop grave, le type n’a été que très légèrement touché, mais j’ai maintenant en plus de la vitre droite des travaux de carrosserie, de nouveau, à effectuer. Demain, on verra avec l’assurance CEDEAO ici à Ouaga.

Mais bon, tout va bien pour nous. Nous avons trouvé refuge à la Mission Catholique de la ville, où nous dormons au calme, à l’ombre des lauriers qui bordent la cathédrale, et pour pas cher en plus ! Rassurez-vous, la voiture ne craint rien là. Peut-être partirons-nous dès demain pour Niamey, mais peut-être attendrons-nous samedi matin.

On vous embrasse tous !

Salut,

Il y a peu, je vous racontais notre histoire dans le no man’s land entre Maroc et Mauritanie. La suite… suit.

Bref, ensablés comme des vers de terre, on n’a pas tardé à attirer l’attention des gens qui rôdent tout le jour dans cette zone et dont le job est de tirer de l’argent de pareilles situations : ils vous proposent de vous désensabler voire de vous guider jusqu’à la frontière mauritanienne, moyennant finances évidemment. Après quelques palabres avec le groupe, l’un des leurs s’installe au volant de la Laguna et la sort de là en quelques mouvements de volant, la boîte restant en première, le moteur rugissant.

Ok, on croit que c’est la fin de l’histoire : Bérengère et les garçons distribuent aux gars des paires de chaussures et quelques fringues se trouvant dans le coffre de l’Espace justement pour faciliter les négociations dans ce genre de situations. Les gars sont contents, ils en redemandent évidemment mais lorsqu’on décide d’arrêter la distribution, ils nous souhaitent un très bon voyage. Mais ce n’est pas la fin de l’histoire : justement à ce moment là déboule un semi-remorque espagnol conduit par un guinéen. La Laguna tirée d’affaire a simplement été calée là, un peu sur le côté, mais pas tout à fait en dehors du chemin (c’est difficile de l’être de toute façon, car il n’y a pas vraiment de « chemin» ). Je vois le camion qui s’engage bien décidé, l’avant passe en laissant une cinquantaine de centimètres par rapport à la Laguna, mais cet espace diminue sous mes yeux à mesure que le semi avance. Je suis juste devant la Laguna, je tape contre la carrosserie du camion pour avertir le conducteur, tout en hurlant, mais c’est peine perdue : le cul du semi-remorque arrache ma colonne de feux arrière gauche et enfonce correctement la carrosserie de la voiture à cet endroit. Le conducteur guinéen est assez sympa, assez en tout cas pour s’arrêter un peu plus loin sous les exclamations véhémentes des types qui nous ont aidés. Il parle plus espagnol que français, ainsi que son ami qui l’accompagne en voiture. Après moultes palabres, on arrive à s’entendre : il me file 150 euros pour que je fasse le travail de carrosserie et qu’on se quitte sans autre forme de procès. En termes de négociation, c’est pas mal pour un accident qui n’a eu lieu dans aucun pays, et qu’aucune assurance n’aurait pris en charge !

Le fric m’a été filé à la douane mauritanienne, on a passé la journée dans les tracasseries administratives et la route vers Nouakchott, à l’intérieur de la Mauritanie : un revêtement nickel sur lequel on roule sans problème à 120, mais avec un vent chaud qui nous enveloppe. C’est comme dans une boulangerie le matin près du fourneau, pendant tout le trajet.

ensablés dans le no man's land entre Maroc et Mauritanie !

ensablés dans le no man's land entre Maroc et Mauritanie !

Bérengère et les filles de la famille de notre hôte Mohammed à Nouakchott

Bérengère et les filles de la famille de notre hôte Mohammed à Nouakchott

une pause sur la route entre la frontière Maroc-Mauritanie et Nouakchott : il fait chaud, chaud, chaud !

une pause sur la route entre la frontière Maroc-Mauritanie et Nouakchott : il fait chaud, chaud, chaud !

Salut !

Bon, ok, on a du mal à trouver simultanément du temps pour mettre à jour le blog et un accès à internet. Cette fois-ci je fais court en texte et on met vraiment des photos. Nous sommes bien arrivés à Bamako hier midi. Nous y avons retrouvé Adrien qui nous y attendait, venu par avion pour contiinuer avec nous par la route.

Tout va bien, les deux voitures se portent bien, l’Espace sera peut-être vendue ici.

Chose promise, chose due, je vais faire un post de photos et en ajouter dans les articles déjà publiés…

Salut à tous,

Nous sommes arrivés à Nouakchott hier soir (14 juillet = fête nationale en France, les gendarmes mauritaniens nous souhaitaient tous bonne fête), après avoir dormi à la frontière Maroc-Mauritanie dans la nuit de lundi à mardi.

Que de péripéties depuis quelques jours ! Après l’histoire de la non-panne de l’Espace, on a fait une bonne journée de route le lundi au Maroc : Laayoune -> Fort Guergarat, i.e. 830 km. Pas mal de contrôles au Maroc sur ce tronçon, avec des flics pointilleux qui font leur travail consciencieusement : au Maroc, on trouve parfois des panneaux de stop en plein rond-point. C’est écrit en arabe mais ce n’est pas une excuse, ils sont hexagonaux et bien rouges comme les nôtres. Bon, d’accord, mais en plein rond-point alors qu’on est engagés dessus et qu’on a une bonne visibilité à droite, si personne ne vient il est normal de glisser le rond-point… Ce que j’avais pris l’habitude de faire. Manque de pot, deu flics étaient en poste un peu plus loin. On a compris ensuite que leur seul boulot c’était de faire du fric pour le royaume de M6 : évidemment, il y a tellement de flics qu’il faut bien trouver l’argent pour les payer. Donc hop, 400 dirhams d’amende pour avoir brûlé le stop. Au moins je n’ai fait aucune tentative de corruption, j’ai un beau récépissé rouge que je vais pouvoir afficher dans mon bureau à côté de mes contraventions pour excès de vitesse en France. N’empêche, à 400 dirhams le stop, c’est une vraie incitation à la corruption des fonctionnaires de police : nombreux sont les marocains qui ne peuvent pas payer une telle sommme et qui seront enclins à s’arranger avec l’agent verbalisateur…

Bon, pas grave, comme je le disais plus haut, on a fait une bonne journée de route. L’objectif était au départ d’aller un peu plus loin que Dakhla, eh bien on a rejoint la frontière d’une traite. Après avoir pris cette prune, nous ne nous montrions pas rancuniers : à un contrôle de police, deux flics attendaient d’être pris en stop pour la frontière. Nous les avons pris dans l’Espace pour faire quelque 400 kilomètres avec Lulu et Julien.

À la frontière nous avons dormi côté marocain : elle ferme à 18h pour ouvrir le lendemain à 9h. BK et moi avons étrenné notre tente Quechua, facile à monter et aussi à plier. Beaeucoup de vent dans cette localité, des cartes géographiques qui se contredisent et ne correspondent pas à la réalité (contrairement à ce que plusieurs affirment, il faut obligatoirement passer la frontière pour aller à Lagouira), une petite boutique, un hôtel de fortune et une file de bagnoles dans laquelle il faut être en bonne position pour espérer passer de bonne heure. Nous étions les deuxièmes et pourtant…

Après une bonne nuit de sommeil, passage d’innombrables postes au Maroc : douanes, gendarmerie, police. On dirait qu’ils ne veulent pas vous laisser partir. On leur manquera tant que ça ? À chaque poste, on attend. pas de fouille complète de la voiture, nos deux amis pris en stop la veille on fait passer le mot. On nous salue très gentiment en nous souhaitant bonne route. Et c’est là que commence le sport : entre Maroc et Mauritanie s’étend un no man’s land de quelques kilomètres (4 maxi). On y circule dans la caillasse, la vraie. Avec du sable dessus, en couches plus ou moins épaisses et plus ou moins molles. En allant lentement, la caillasse ne pose pas de problème. Il suffit de faire attention, de choisir où on met les roues et d’y aller très lentement s’il le faut. Le sable, c’est une autre affaire : quand on doit traverser une étendue de sable dans lequel on risque de s’enfoncer, il faut d’abord évidemment choisir l’endroit où la couche sableuse est la moins épaisse, et ensuite prendre assez d’élan pour garder sa vitesse : c’est tout le contraire de la caillasse, si on est trop lent on s’ensable. C’est ce qui m’est arrivé en suivant une autre bagnole, sur les conseils des camarades de voyages qui trouveaient là le plus sûr moyen d’arriver à bon port. Manque de pot, quand on suit une autre voiture on ne veut pas y aller trop vite, et puis mes pneus avant sont un peu usés. Bref, l’ensablage. Au début on s’est trouvés aidés par un quidam descendu de la voiture qui précédait pour l’alléger. Merci à lui. On s’est sortis d’affaire une première fois, avons choisi sur ses conseils de prendre un peu plus à droite, pour en fin de compte s’ensabler plus sûrement encore que la première fois. Le quidam en question n’allait pas passer la journée avec nous dans ce no man’s land puisque sa voiture l’attendait.

Bon allez, je laisse là ce post en attendant de le terminer plus tard, le suspens est à son comble… On va mettre quelques photos supplémentaires et aller manger un bon plat marocain chez Mohammed, notre hôte. À plus tard !

Bonjour à tous,

Nous sommes au Sahara! Après la journée de réparation à Rabat, nous avons repris la route en direction de Casablanca. Nous y avons passé la nuit chez Youssef, un ami de Lulu. Hélas, nous avons trouvé la côte un peu trop touristique, bondée de bars et de boîtes en tout genre.. Bref, rien du Maroc traditionnel..
Samedi, nous avons fait le plein de victuailles en prévision du passage dans le désert, puis nous sommes arrivés à Marrakech, où nous avons déjeuné. Il faisait 41°. Mais nous ne sommes pas restés longtemps non plus dans cette ville d’attrape-touristes.. Comme nous avions des kilomètres à rattraper, nous avons roulé jusque Tiznit. Nous y sommes arrivés à 23h. A ce stade, nous avions parcouru 3400 km. Les routes africaines sont dangereuses la nuit à cause des cyclistes ou des petites motos qui circulent sans lumière et des animaux qui traversent. Nous avons été prudents :) .
A Tiznit, nous avons dormi chez Abdou, dans un petit hôtel très sympathique pour 100 Dihrams la nuit, sur la place El Mechouar. Je crois n’avoir jamais rencontré une personne qui parle autant. Il a enchaîné les récits sur sa ville, sa région, pendant 2 heures, avec une pointe d’humour très agréable, captivant ainsi toute notre attention. Nous avons déjà envie d’y revenir plus longuement et de le laisser nous guider, ce qu’il fait volontiers pour ses clients dont la plupart sont devenus des amis.
Dimanche matin, nous sommes repartis en direction de Tan Tan, petite ville qui se situe le long de la côte atlantique. Autant vous dire que nous avons avalé les kilomètres. La route est bonne si ce n’est des accotements non stabilisés. Après la montagne, le paysage a commencé à se désertifier petit à petit. La température est extrêmement douce, voire fraîche car nous sommes en bord de mer. Ce n’est pas ici que nous aurons le plus chaud…Les contrôles de police se sont aussi faits de plus en plus nombreux, les policiers abordant toujours Jean-Baka en lui parlant en arabe ;) .
Après Tan Tan, nous nous sommes dirigés vers Laayoune, la capitale du Sahara Occidental. C’est sur cette route que s’est produite notre « non-panne» . Alors que Julien et Lucas s’étaient arrêté sur le bas côté pour nous attendre, juste après un pont d’où nous apercevions la mer, ils n’ont pas été en mesure de redémarrer une fois que nous les avons dépassés. L’alarme anti-vol de leur voiture s’était mise en route, tout klaxon hurlant, et le moteur ne prétendait pas se remettre en marche. Toujours est-il que nous avons passé 2 heures à essayer de résoudre ce problème électrique…Nous voulions joindre Bertrand ou Jean-Philippe, nos garagistes à Montpellier, mais le portable de Jean-Baka s’est déchargé et éteint au même moment. Deux militaires qui gardent ce pont, point sensible sur l’unique route reliant le Maroc au Sahara, sont venus nous aider. Après avoir essayé de débrancher et de rebrancher la batterie, nous avons tenté de pousser la voiture et de démarrer en seconde, sans succès… Nous étions sur le point de contacter un dépanneur, lorsque nous avons décidé d’aller recharger le téléphone de Jean-Baka avec l’autre voiture, dans une station Essence qui se trouvait un peu plus loin. Bonne idée! De là, nous avons pu récupérer les numéros de Jean-Philippe et de Bertrand. Ils étaient d’ailleurs ensemble à ce moment là, et nous ont expliqué qu’il y avait un petit interrupteur bien caché en dessous du volant. En position off, l’alarme s’arrête automatiquement…. Bon à savoir!
Sur ces entrefaits, nous sommes repartis fisa, bien décidés à remplir notre contrat du jour, à savoir d’arriver à Laayoune à 200 km de là. Dans la ville de Tah, nous sommes entrés dans le Sahara Occidental, et très vite, les premières dunes sont apparues. Magnifique! Nous n’avons pu résister à faire une petite pause afin de plonger nos pieds dans ce sable chaud mais pas trop…Sensation unique.. Nous étions tous ravis.
Nous sommes arrivés sans encombre à Layyoune, à la tombée de la nuit et nous sommes endormis bien vite, dans la perspective de rejoindre la frontière mauritanienne le lendemain, soit environ 900 km…
A bientôt!

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