Salut à tous !
Bérengère et moi sommes maintenant deux à continuer jusque Lomé, via Bamako et Ouaga, où nous nous trouvons en ce moment. Si nous n’avons pas donné de nos nouvelles depuis un moment c’est qu’on n’en a pas eu le temps, vu les nombreuses galères qui se sont succédé depuis le début de la semaine. Petit récapitulatif.
A Bamako, nous avons retrouvé Adrien, et laissé Julien et Lucas qui avaient décidé de tenter leur chance là-bas pour la vente de leur véhicule. Nous nous sommes bien reposés à l’auberge Djamila, tenue par deux suisses. A l’intérieur ça allait, mais dès le portail d’entrée traversé nous étions systématiquement harcelés (gentiment) par des gens voulant nous acheter ou nous vendre des trucs : la voiture ou son contenu, tout s’achète, se vend ou se troque au Mali. Résultat des courses, nous avons pu vendre deux ou trois babioles là-bas, et même des outils qu’on pouvait regretter d’avoir vendu par la suite. Bref,
lundi nous nous sommes mis en route pour Djenné avec Adrien. A trois
dans la Laguna, un peu ralenti par les premières pluies que nous
rencontrions depuis des milliers de kilomètres, nous avons tout de même
réussi à atteindre Djenné en début de nuit. Ville trop touristique, où
il y a semble-t-il plus de guides et de pseudo-guides que de touristes.
C’est assez fatigant, on ne peut aller nulle part sans avoir quelqu’un
sur nos talons, nous proposant ou – en fin de compte – nous imposant
ses services. Avons passé la nuit là-bas, à la belle étoile sous une
moustiquaire en terrasse. Le jour suivant notre arrivée, donc, petite
visite express de la ville, et départ pour Mopti sans Adrien qui avait
rencontré un groupe de touristes avec lequel il partait le lendemain à
la découverte du pays Dogon. C’est un circuit qui lui tenait à coeur et
que nous aurions bien fait avec lui, mais notre timing serré pour la
fin du voyage ne nous permettait pas de rester trop longtemps au Mali.
Mardi après-midi, voyage de Djenné à Mopti, une autre ville super
touristique mais dans laquelle on avait un contact chez qui on allait
passer la nuit avant de faire la route de Ouaga mercredi : Sory est un
guide très sympa qui travaille pour une agence ayant pignon sur rue. On
a dormi chez lui en terrasse encore, une nuit agréable après la pluie
(qui nous a d’ailleurs fait manquer le coucher de soleil, caché derière
un ciel nuageux : à Mopti la pluie calme le vent de poussière qui est
presque omniprésent). Au réveil, catastrophe : Bk aperçoit en premier notre voiture garée dans la ruelle, la vitre avant droite complètement fracturée. Le vol a surpris tous les habitants du quartier, pas habitués à ce genre de choses alors même que plein de minibus de touristes se garent sans problème dans le coin. Après quelques investigations menées avec l’aide des voisins et les encouragements des nombreux enfants du quartier, nous avons retrouvé quelques-uns des trucs qui avaient été volés, puis jetés dans les bas-fonds avant d’être récupérés par un charretier : un vidéoprojecteur destiné à l’association nigérienne Tarbiyya Tatali, des fringues de Bérengère et de moi et deux trois babioles. Manquaient toujours à l’appel nos
trousses de toilette et des affaires personnelles de Bérengère
(heureusement sans ses papiers !) au moment où nous quittions Mopti
hier vers 10h, pour espérer arriver à Ouaga avant la nuit.
Nous avons déjà été chanceux de récupérer ces quelques affaires, et de ne pas être tombés sur des voleurs professionnels : la boîte à gant n’avait même pas été visitée, le GPS, la radio, la CB et le matériel informatique n’avaient pas été volés, de même que mon appareil photo et mon netbook ! L’affaire aurait pu être bien plus grave…
Après le plus long passage de piste que nous ayons connu jusqu’ici (plus de cent kilomètres entre Bandiagara au Mali et Ouahigouya au Burkina), nous sommes arrivés passablement épuisés au Burkina hier soir. Heureusement, les flics burkinabés sont plutôt sympas, nous n’avons pas eu à subir de tracasseries durant le voyage.
Aujourd’hui, après avoir fait avec succès les démarches pour l’obtention du visa de l’entente pour Bérengère, nouvelle tuile alors que nous cherchions à trouver une vitre pour la Laguna : au sortir d’un stationnement, j’ai eu un accident avec une des nombreuses mobylettes qui circulent ici. La chose n’est pas trop grave, le type n’a été que très légèrement touché, mais j’ai maintenant en plus de la vitre droite des travaux de carrosserie, de nouveau, à effectuer. Demain, on verra avec l’assurance CEDEAO ici à Ouaga.
Mais bon, tout va bien pour nous. Nous avons trouvé refuge à la Mission Catholique de la ville, où nous dormons au calme, à l’ombre des lauriers qui bordent la cathédrale, et pour pas cher en plus ! Rassurez-vous, la voiture ne craint rien là. Peut-être partirons-nous dès demain pour Niamey, mais peut-être attendrons-nous samedi matin.
On vous embrasse tous !